trois dans une

Ce blog traitera du sujet profond et infini qu'est le quotidien.Plein de trucs du quotidien, rien que du quotidien, parce que c'est la seule chose sur laquelle on pense avoir accès, qui nous échappe mais qu'on a toujours espoir de rattrapper.

08 novembre 2008

la journée pédagogique

Qu'est-ce qu'une journée pédagogique?

C'est un événement qui se répète très très régulièrement dans l'horaire des écoliers, qui se répercutent sensiblement dans une hausse des dépenses des parents, en une hausse des traîneries à la maison sinon, et une baisse de productivité générale parce qu'on pense à ce qu'ils font ou ne font pas en notre absence à la maison.

C'est un congé. Un trou dans l'horaire qu'on a de peine et de misère installé en routine depuis septembre. C'est une attaque programmée contre la paix parentale!

Bref, c'est chiant pour les parents.

donc, vendredi, journée pédagogique. Les grands (16, 14 et 13 ans (le 13 étant féminin, je tiens à le préciser parce qu'elle est ado assumée et assomante) vont rester à la maison et menacent les petits (10 et 8 ans assumés) qu'ils vont être étripés s'ils font du bruit en se préparant pour la garderie le lendemain matin (garderie qui coutera trois fois plus cher parce qu'ils ont une activité spéciale, on le précise).

Moi, mère magnanime et prévoyante, le lendemain matin, pour sauver la paix familiale, les allocations familiales et accessoirement les deux plus jeunes, je leur offre d'aller déjeuner au Mc Do. Yééééééé!!! CHUTTTTTTTTTTT!!!!!!!

"combien de temps on a pour jouer?' disent-ils. Incroyable comme ils en pensent pas à prévoir l'habillement, le brossage des dents et ce genre de truc.

M'MANNNNNNNNNNNNNNN!!!!!!!!!!!! Jean-François ne répond pas!!!!!

ici, il faut dire que Houston ne répondant pas pour faire grimper l'autre un peu plus haut dans la strastophère de l'énervement. Qu'à cela ne tienne, l'astronaute menace d'atterir sur la tête de Houston qui va alors exploser. Pour éviter les dommages collatéraux, le gouvernement en place, prends les mesures qui s'imposent, à savoir, une campagne d'information dissuasive:

"Si vous arrêtez pas de vous chicaner,   on ne va pas déjeuner au Mc Do"

Toute campagne, même électorale,  prenant fin un jour (ne nous décourageons pas, peuple québécois, on va en avoir fini avant Noël) ils remettent ça. MAMANNNNNNNNNNNN!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

"Pas si fort" de dire le gouvernement en place qui veut toujours faire taire les groupes de pression, on le sait.

"Il a quatre armes dans son lego et je n'en ai juste deux". Ça explique pourquoi ils sont forts en maths et ignorants en français. Cependant, il fut urgent de corriger la situation avant de corriger la syntaxe.

Ah, j'oublie. Il faut aussi que je m'habille, que je fasse les lunches car je travaille! l'halloween étant passé, je ne peux plus me permettre d'arriver en pyjama. Ben oui, je me suis déguisée en madame qui allait se coucher. que n'ais-je pas penser plus tôt au concept!!!! ce fut le déguisement le plus agréable de ma carrière.

MMANNNNNNNNNNNNNNNN j'ai pu de bas, dit l'un.

MANNNNNNNNNNNNNNN j'ai pu de pantalons, réclame l'autre.

CIELLLLLLLLLLLLLLL donnez moi de la patience, pria la troisième.

quand enfin, j'eus trouvé le bas et le pantalon, le premier avait égaré sa boîte à lunche toute prête, le deuxième son deuxième soulier .

J'ai décidé de me prioriser: Et moi, qu'est-ce que j'oublie encore? me demandais-je?

MAMANNNNNNNNNN!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

voyons voir, il me semble que c'est essentiel...

MAMANNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN!!!!!!!!!!!!

Je suis certaine qu'il faut de toute importance que je m'en souvienne: Ça sera pas long mon chéri

MMMMMMMMMMM'''''''MMMMMMMMMMMMMMANNNNNNNNNNNN!!!!!!!!!!!!!!: Chut les grands font dodos.

No  me moleste mosquito....... nome moleste mosquito (ALexis vient de trouver un CD de Joe Dassin et le mets régulièrement. je ne sais pas si c,est par amour de Joe Dassin ou pour faire enrager les grands ou les deux, mais ça fait effet)

Alexis;;;;;; baisse le son....

voyons, dis-je en retrouvant mes lunettes que je dois porter à cause de mon grand âge et des effets pervers de la presbytie. j'ai au moins cinq paires de lunettes dans la maison, mais je suis nulle au jeu Trouvez Charlie, Imaginez des lunettes., c'est quoi donc.... que je me dis que je ne devrais pas oublier en gardant mon calme, nourrissant les deux chiennes, mettant le lait dans le frigo et contemplant mon soulier solitaire.

Embarquement pour le MC DO!

"C'est moi qui s'assis en avant "

"Non, c'est mon tour"

"CHutttttttttt pas si fort, on va partager, un jusqu'au MC Do, et l'autre jusqu'à l'école"

C'est pas juste, disent-il en choeur.

Un concensus, c'est un concensus. réjouissons nous

c'est quoi donc  que j'oublie?

AH OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIII!

faut que je prenne mes penules qui me préservent  du burn-out

Posté par Feeine à 20:06 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


de salle d'attente, d'autonomie et de fierté maternelle

J’ai décidément plus de succès quand j’écris des niaiseries que lorsque je suis spirituelle. Est-ce à dire que le monde est superficiel ou que mon talent l’est?

Question existentielle dont la cote d’écoute du débat ne battra sûrement pas celle de Charest et de Pauline Marois.

J’attends présentement dans une salle d’attente. Nulle part il n’est dit qu’une qualité essentielle des parents et de savoir gérer la salle d’attente. On connait le taxi, on connait la vaccination, mais que sait-on des salles d’attente?

Ici, c’est celle de la Société d’Assurance automobile du Québec. J’ai l’air intellectuel avec mon lap-top. C’est très chic. À défaut d’avoir un bon genre, j’ai le chic.

Et pourquoi donc, attends=je dans la salle d’attente de la SAAQ? Mais parce que Jérémie, 16 ans, des catastrophes et l’adolescence en bouton faute d’être en fleur, est à son examen pour avoir son permis de conduire temporaire. Ce matin, il me dit : Tu es formidable maman, le sais-tu?

Il doit être content ou nerveux  Je ne vois rien d’autre qui motiverait cette déclaration.

Ici, c’est la première étape. C’est aussi dans cette même salle que j’ai compris à quel point grandir est une ambivalence. C’est-à-dire que je serai très heureuse qu’il sache conduire, mais il y a le difficile passage qui est d’apprendre à conduire. C’est comme être adulte, je serais très heureuse qu’il soit adulte, c’est le difficile et délicat passage de l’adolescence qui me turlupine un peu.

Hier, en rentrant de travailler, la vaisselle n’était pas faite, mais la table était déblayée. J’ai rien dit. Pas que je sois magnanime, mais deux charmantes jeunes filles aidaient Jérémie et son chum dans leurs devoirs d’anglais. Je suis très pro-culture et devoirs.

Évidement, j’ai ignoré la conversation pour faire semblant comme il faut que je pensais qu’ils étaient en train de gouter les fruits de la culture et non pas dans la planification de gouter le fruit défendu.

Comme disait ma meilleure chumme : Pose pas de questions si tu ne veux pas de mentries.

Et comme disait ma mère, il y a un temps pour chaque chose. Ainsi, quand Jérémie est entré à deux heures du matin pour aller chercher un petit quelque chose pour le lendemain, que les chiennes ont jappé comme si un voleur voulait s’emparer de la vaisselle sale, qu’il m’a fait la bise avec une odeur puissamment alcoolisé, j’ai rien dit.

Je ne sais pas ce qu’il a ingurgité, mais juste è lui avoir fait la bise, l’alcool qui me fut transmis fut suffisant pour que je me rendorme profondément.

Le lendemain, il m’a dit qu’il était heureux que je ne l’attende pas avec un bat (bâton) de baseball.

J’ai souri.

Je n’aurais pas osé frappé quelqu’un d’aussi imbibé, me semble que ça aurait fait un méchant dégât sur le plancher. Mieux vaut prévenir qu’éponger les dégâts.

À part les aventures des salles d’attente et des taxis, il ne se passe pas grand-chose de ma vie. Ah oui, j’ai acheté une drille pour réparer la rouille des portes de mon auto. Il fait beau, je travaille. La drille n’est pas encore sortie de sa boîte. La rouille est encore dans les portes. C’est comme le ménage et les enfants. L’auto-régulation et l’auto-nettoyage, l’auto-réparation, est encore dans des utopies. Tiens, je me demande si quelqu’un travaille au vaccin pour prévenir les traîneries? Si je continue à faire autant de salles d’attente (cet automne, je me suis tapées tous les rendez-vous pour le dentiste de mes nombreux enfants) je vais songer à la chose. Je suis certaine que je ferai fortune. Ce qui sera dommage, c’est que je vais avoir enfin les moyens de me payer une femme de ménage, mais que je n’en aurai plus besoin, le vaccin fera faire l’ouvrage.

Où est le monde idéal, je vous le demande? En tout cas, pas dans la salle d’attente de la SAAQ.

J’ai lu quelque part qu’un homme a eu cette idée de vendre des bagues bleues. Porteraient le bijou, tous les célibataires qui désirent rencontrer l’âme sœur.

Ainsi, moi qui tape sur mon clavier, je me déplacerais régulièrement, question de montrer mon doigt bleuté à la ronde voir si des candidats possibles pourraient remarquer mon doigté et ma disponibilité. Mais pour  le moment, dans cette même salle, je l’enlèverais. Il n’y a que des ados boutonneux avec leur maman qui cache mal un sourire de fierté à amener fiston aux portes de l’autonomie. Ça doit être des femmes qui ne travaillent pas et dont l’auto est payée ET appartient au mari.

Tiens voilà mon fils qui revient de son test. Il a un grand sourire, il a réussi son examen!

Voulez-vous me dire pourquoi j’ai un grand sourire de fierté d’avoir amener fiston aux portes de l’autonomie, tant pis pour mes assurances ?

Il est midi, je suis dans la salle du gymnase avec 15 autres collègues à me tortionner (je ne vois vraiment pas d’autre mots pour décrire mes exploits athlétiques) au son d’une musique entraînante à regarder le sourire aussi entrâinant de l’entraîneuse.

Ais-je écrit quelquechose contre les salles d’attente? Quel lieu agréable pensais-je en espérant ne pas m’évanouir avant la fin du cours.

Moralité : Salle qui le dit, c’est salle qui l’est.

Scusez la salle là, c’est la joie de l’autonomie automobile espérée après une soirée de taxi.

Posté par Feeine à 16:57 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La folle sacoche

Je file un mauvais coton.

pas nouveau, juste avant mes 49 ans, juste avant que j'entreprenne la cinquantième année de ma vie.

J'ai une stagiaire qui sait tout. Du moins, elle le pense. D'un côté je devrais me réjouir, ça ne sera pas de trouble lui enseigner, vu qu'elle a déjà tout vu. Pourquoi me ronge-le=sang?

ça doit être la pré-ménopause.

Donc, je suis sur l'heure du midi au Winners et je veux une sacoche. C'est ça ou un hamberger de chez Wendys. Vous avez compris, il y avait urgence à la compensation. Et tant qu'à compulser, aussi bien dépenser qu'engraisser.. han?

Je rencontre une dame qui veut la même chose que moi. on compare. on discute. Sa fille vient de divorcer. elle en veut pas payer trop cher parce qu'elle veut amener sa fille se payer une bonne bouffe. J'ai pas osé lui dire qu'une sacoche c'est aussi bon pour la compulsion, elle aurait penser que c'est ce que j'étais en train de faire, compulser.

Ben quoi...

voici donc, les critères de la parfaite sacoche tel que cette dame et moi avons décrété après quinze minutes de discussion et l'essai de trente modèles chacune

Le sac à main parfait est: Un, léger. Deux, une seule gance à l'épaule, parce que la deuxième est toujours débarquée, trois un bon fermoir, quatre, un intérieur clair pour pouvoir bien voir les petites choses que l'on mets dedans, cinq, la ça dépend. est-ce qu'on est classique et qu'on veut vieillir avec la sacoche? alors, faut payer le gros prix. est-ce qu'on est plus volage et que le changement nous est nécessaire? alors, on modère dans le chereté et on vise l'originalité.

bref, elle a choisi un truc rouge, style plat, très in et moi, un truc noir, plutôt baluchon, mais vous devriez voir la doublure! ouah!

tellement jolie que je l'ouvrirais pour les riches et les pauvres. les riches pour qu'ils mettent un peu de sous dedans, les pauvres, pour leur montrer que je n'ai plus un sous, étant donné que je me suis payée une folie.

On s'étonne que le monde ne tourne pas plus rond étant donné le grand choix de sacs à main. si on occupait les belligérants à trouver le sac parfait, je vous jure, il y aurait moins de guerre.

par contre, je ne jurerais rien sur les batailles de sacoches, mais là.... c'est une autre question hypothétique.

vous dire, que j'ai la neurone très solitaire et non connectée à rien en cette fin de jeudi serait inutile, ce dernier texte vous a sûrement mis la puce à l'oreille faut d'avoir mis de l'oseille dans le sac.

Posté par Feeine à 16:50 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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