je suis en congé maladie depuis le début janvier. C'est la première fois que j'ai plusieurs journées devant moi, sans rendez-vous, sans rien à faire, sans amies à aller voir, sans enfants à nourrir.

Rien faire, sauf faire entrer et sortir le chien et le chat.

Rien, je vous dis, rien.

à part faire le ménage de la chambre de projets, du sous-sol, de laver les murs, de me mettre au régime, de faire de l'exercice, de la méditation, du ménage dans les photos des enfants que je n'ai pas imprimées depuis dix ans.

Rien, quoi.

J'en suis à ma deuxième journée. Voilà pourquoi je recommence à écrire, je n'ai rien à faire. Le hic, quand on ne fait rien, c'est ce qu'on a à raconter: rien.

Raconter un rien, un vrai de vrai rien. Le néant.

En fait, si. Il faudrait que je pellete le petit banc de neige qu'a fait la charrue devant mon stationnement. Secrètement, j'espère que le soleil le fera fondre avant que je sorte l'auto. Je n'ai tellement rien à faire que je vais vérifier régulièrement s'il n'a pas rapetissé tout seul. Non. Mais je pense que je pourrais le traverser avec l'auto sans avoir à l'enlever.

Ce n'est pas drôle, quand on ne fait rien, il n'y a rien de à raconter.

Jamais je n'aurais pensé autant aimé écrire un texte insipide parce que je n'ai rien à dire.

à demain, merci et de rien!